Le départ

Le culot, ça paye

 Samedi 14 octobre 2017.

Roissy, 3 heures avant le décollage. J'ai la gorge qui me chatouille. Vite, un coup de spray et une pastille à sucer achetés vite fait en pharmacie. Nous allons nous enregistrer et déposer les bagages et comme nous sommes à la pointe de la technologie (enfin, surtout moi),je nous enregistre à la borne. Il paraît que ça va plus vite et que ça facilite notre embarquement. Sauf que...

 

Comme d'hab,il y a toujours un truc qui ne fonctionne pas. M'énerve cette borne ! Pas d'étiquette pour les bagages et uniquement les cartes d'embarquement jusqu'à johannesburg. Rien pour Windhoek. Hep monsieur du personnel au sol, koi ke je fais ? Ben la queue au guichet, madame (j'y avais pas pensé). Ma collègue va vous arranger ça. La collègue, très gentille au demeurant, édite les étiquettes des bagages mais n' arrive pas à sortir les cartes d'embarquement pour Windhoek. Ah bon ? On s'arrête à Joburg et ensuite on marche alors ? Non, non à l'aéroport vous vous rendez au comptoir de British Airways qui vous délivrera vos cartes d'embarquement. Parce que là, je ne comprends pas, je n'arrive pas à les éditer (GRR).

 Ok, Faisons confiance au personnel, il doit savoir!

 

Vol prévu à 23h30 et, comme d'habitude je meurs de faim. Sauf que tout est cher et pas forcément bon. Mais tant pis. 2 sandwichs et une petite bouteille d'eau hors de prix plus tard, nous nous acheminons tranquillement vers la porte d'embarquement et OH ! surprise, pas d'avion. Mais où est-il donc passé ? Pb techniques, 1 heure de retard. Çà n'arrange pas du tout nos bidons, l'escale à Joburg ne durant que 2 heures. L'avion arrive enfin et nous décollons effectivement avec presque 1 heure de retard.

 

Dimanche 15 octobre 2017

Aucun souci durant le vol sauf que je commence à avoir des frissons et sacrément des difficultés à avaler. En vieux routard, Doudou demande à l'hôtesse ce qu'il se passera à notre arrivée car sans carte d'embarquement nous risquons de rater la correspondance. Nous ne sommes pas les seuls et elle semble étonnée que nous ne les ayons pas. Elle se renseigne auprès du commandant de bord qui annonce que nous serons attendus avec ces fameuses cartes et accompagnés directement à la douane puis à la porte d'embarquement. Sauf que...

Effectivement, nous sommes attendus, on nous remet les cartes et on nous emmène jusqu'à la douane. Et les ennuis continuent. Nous sommes livrés à nous même dans l'aéroport qui est immense. Nous nous énervons et après avoir trouvé enfin la porte d'embarquement, nous courons comme des malades et arrivons juste à temps pour embarquer. Le steward qui contrôle notre billet vérifie si nos bagages sont bien enregistrés, a un moment de doute puis nous confirme que oui. Çà sent pas bon, ça.

 

Je confirme. Arrivés à Windhoek à 14H, il fait chaud et nous étouffons dans nos jogging-pyjama (expression de Doudou). Il faut passer la douane, comme partout dans le monde sauf qu'ici il faut s'armer de patience. Pas de chemin balisé jusqu'aux guichets, tous les passagers se ruent, doublent et l'une des douanières arrête de travailler suite à un échange verbal musclé avec une passagère refusant de se laisser prendre en photo. J'ai chaud, mal à la gorge et je fais de la fièvre. A la limite du malaise, je commence à pleurer. Première fois que ça m'arrive. Après plus de 2 heures, de patience (c'est quand même pas Roissy!), nous passons la douane. Sus aux bagages, qui sont cruellement absents. Course dans tous les sens, rien. On nous conseille d'aller au comptoir British Airways pour remplir un formulaire, ce que nous faisons. Le moral dans des chaussettes qui commencent à sentir le fauve, nous partons à la recherche de l'agent qui assure le transfert jusqu'à l'hébergement. Nous sommes épuisé,j'ai des courbatures, des oursins dans la gorge. Pas de valises, pas de médicaments, juste le spray et les pastilles que je liquide presque durant toute la nuit tellement j'ai mal. Si demain je n'ai pas mes valises et mes médocs, je rentre chez moi !

 

Lundi 16 octobre 2017 au matin.

Plus de fièvre mais je suis totalement aphone. Doudou est content. Enfin, tout est relatif car si nos valises sont perdues, va falloir tout racheter. Nous devons prendre possession du 4X4 (lire l'article) et le reste de la journée dédiée à la visite de Windhoek sera consacrée aux achats. Sauf que...

Mon doudou d'amour ( dans certains cas) a cogité. Si notre vol a eu du retard à Joburg, les bagages n'ont pas eu le temps d'être transférés donc, ils arriveront peut être avec le vol quotidien de ce jour. Allez, on y va au culot, on retourne à l'aéroport. Nous récupérons le 4X4, je branche le GPS (très utile ce machin) et nous voilà partis pour notre 1ère randonnée en 4X4 à la recherche des valises perdues. Mon Indiana Jones de mari se rend au bureau des pleurs pour y retrouver l'hôtesse de la veille et lui débite un mensonge aussi énorme qu'un avion. Sans rougir, il explique que British Airways nous a téléphonés, que nos bagages sont dans le vol quotidien de 14h. Elle n'a rien à l'écran. Il fait le forcing, nous allons à la sortie voyageurs et il arrive à convaincre le contrôleur de nous laisser passer les portes en sens inverse (et oui !), direction «récupération bagages» Et là, MIRACLE ! Nos valises, nous attendent, souriantes, épuisées par tant de péripéties. Nous repassons les portes, cette fois ci dans le bons sens, tout joyeux. Oubliés, les jogging-pyjama et les chaussettes qui puent, coucou mon antibiotique.

 

Comme quoi ça sert d'être culotté !