Le jardin sec de Ryoan-Ji...

Doudou, te souviens-tu du jardin sec et des ses 15 pierres qu'il est impossible de voir dans leur intégralité ? Et bien, nous y allons de ce pas. Enfin, nous y allons plutôt "de ce bus" parce que Doudou ne veut pas marcher. Pourtant, il suffit de suivre la route en sortant de Kinkaku-Ji. Allez, mon petit père, l'autobus arrive, viens vite t'assoir à côté de Mamie Patty avant qu'il n'y ait plus de place !

Ryoan-Ji, le jardin sec mythique du Japon

"Le temple du repos du dragon" ! Telle est la traduction littérale de Ryoan -Ji. Fondé en 1450, les flammes du dragon l'ont dévoré par 2 fois. Son remarquable jardin sec, ou karesansui date de la fin du XVème siècle...ou du début du XVIème siècle... Nul ne le sait très bien. Comme nul ne connait véritablement son ou ses concepteurs.

Lieu mystique, empreint de contemplation et du repos de l'âme. Le jardin sec nous pose cependant une énigme, comme un sphinx revenu des antres du Savoir. Des 15 rochers de basalte posés sur un gravier de kaolin blanc, seuls 14 daignent se manifester au regard inquisiteur du visiteur en mal de béatitude. Et ce, quelque soit l'angle d'approche.

Méditation Zen, Ryoan-Ji, Kyoto

L'insondable mystère de cet océan blanc sur lequel reposent des rochers symbolisant la montagne éveille en moi des vagues de questions existentielles. Pourtant, le jardin sec de Ryoan-Ji appelle à la méditation, représente la quintessence du jardin Zen japonais. Est ce le brouhaha incessant des touristes qui me rappelle que nous sommes des êtres de chair et non de purs esprits tournés vers le dépouillement et le détachement des biens ?  vers l’Élévation ?

Je n'ai pas la réponse. J'aperçois Doudou assis sur sur le bord de la véranda de bois. Devant lui, 200 m2 d'une probable révélation qui échappe à son objectif. Derrière lui le lieu de vie, bien concret, des prêtres ouvert sur de magnifiques peintures murales.

Doudou se lève, m'enjoint à le suivre dans le parc; Kyoyochi, "l étang miroir" appelle de tous ses vœux l’œil photographique. Il capture la lumière, se veut l'unique reflet de la nature, où la main de l'homme n'a aucune importance. Ici, seule compte l’Élévation Spirituelle.

Kyoyochi, l'étang miroir, Kyoto

Tout à nos réflexions sur la nature de l'homme, nous abandonnons ce haut lieu du bouddhisme Zen pour repartir vers d'autres temples et sanctuaires. Par ici le bus ! Il n'y a pas que les corps qui s'épuisent, les âmes peinent aussi.


 Avec l'âge, on a tendance à oublier certaines choses : jeunes ou vieux, il faut donc faire travailler sa mémoire. Si je vous dis : les photos et les textes sont de Doudou et de moi, ils sont notre propriété (voir mentions légales en bas de page). A quoi cela vous fait penser ? Bravo, vous avez trouvé. Vous savez donc ce qu'il vous reste à ne pas faire.  Et si vous nous contactiez?

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