Osaka, entre décalage horaire et découverte

11 heures de vol, 7 heures de décalage. Heures de sommeil ? Sais pas. Doudou a les yeux explosés, Mamie Patty tient debout parce que c'est la mode. Mais nous y sommes ! Passer la douane au Japon est d'une rapidité et d'une efficacité déconcertante. Nos bagages sont là, chouette, nous pouvons troquer nos célèbres jogging pyjama contre des tenues propres et légères. Un passage par les toilettes de l'aéroport pour nous changer et nous voilà déjà dehors, sous une chaleur moite et étouffante. Nous prenons un bus pour nous rendre à Osaka et les deux séniors se font déjà remarquer. Ben oui, quoi, faut pas changer les bonnes habitudes. Comment sortir d'un gare de bus qui se trouve en sous-sol quand on ne parle pas japonais?  On demande, tout simplement à une charmante japonaise qui nous guide vers la sortie. Et pour se rendre à l'hôtel ? Ben on demande à un gentil libanais qui a internet sur son smartphone et qui veut à tout prix nous faire prendre le métro ou un taxi. NAN, on veut aller à pied, c'est plus marrant et c'est pas loin. Puis à une vendeuse d'un magasin fashion et enfin, à un vendeur d'un boutique Dolce et Gabanna. Pas mal pour un début, non ?

Triangle Park, America Mura, Osaka

Notre dodo se situe dans le quartier de Shinsaibashi. Le check in est à 15h mais pas question de rabioter, l'heure c'est l'heure. Moi qui rêve d'une bonne douche, raté. Nous errons donc dans le coin comme des somnambules. J'ai une petit faim moi, on n'expérimenterait pas la cuisine de rue ? Doudou est partant. Étrange, lui qui se méfie comme la peste de ce qui ne vient pas d'un resto. L'est vraiment fatigué. Nous arrivons à Triangle Park, au coeur d'Amerika Mura. Cékoidonc ? Un coin qui se veut branché, rempli de boutiques tendance voire underground. Littéralement, le "Village Américain" doit son origine à l’installation de boutiques qui importaient exclusivement des vêtements des USA après la guerre. Mouais, tendance peut-être, bruyant sûrement. Des musiques jaillissent de partout, la foule commence à envahir les rues (normal, c'est dimanche!). N'aime pas, pas plus que les beignets de tentacules de poulpe que Doudou vient d'acheter. 

Peace on Earth, America Mura, Osaka

Suis fatiguééééee, veux dormir ! Suis de mauvaise humeur si pas assez dodo. L'heure du checkin arrive. Doudou photographe éreinté trouve quand même la force de tirer le portrait à une œuvre de Seitaro Kuroda : Peace On Earth. Je ne connaissais même pas, mais c'est pas mal. Surtout quand Doudou j'ai fait un gros dodo la photographiera à la nuit tombée

Peace on Earth, America Mura by night, Osaka

Allez, c'est l'heure de fermer nos Jolis yeux. Nous dormirons 3 heures avant de découvrir Osaka by night. 3 heures plus tard, un peu moins frais que des gardons, nous nous immergeons dans les lumières de la nuit d'Osaka. Doudou, on va se promener à Dotonbori. Oui, mais encore ? Bon, je t'explique : le quartier où on fait dodo + le quartier de Namba = Minami, le quartier HYYYYPER TOURISTIQUE incontournable. Et dans Minami, il y une artère qui longe le canal de Dotonbori-Gawa et qui s'appelle Dotonbori. De cette artère, partent moults  (c'est un mot français) ruelles et passages piétonniers débordants de magasins et de restaurants. Le long du canal, on peut se promener, sur le canal on peut se balader en bateau et admirer PLEINNNS de panneaux lumineux devant lesquels il faut AAABSOLUMENT se faire photographier. "Bon, je prends mon trépied alors". Ben oui cte question, c'est pas pour lui que j'ai acheté une nouvelle valise ? (à suivre prochainement dans :"ma valise japonaise", un épisode palpitant de la vie de Mamie Patty).

Dotonbori, Osaka, Japon

"L'homme qui court", emblème de la marque Glico, devant lequel une horde de touristes se massent, bras en l'air sur une jambe pour se faire photographier, trône fièrement au dessus d'un canal plusieurs fois centenaire.

Canal luminescent, Osaka

Ce vénérable ancêtre vieux de 400 ans sert de miroir à la Fée Électricité, change de couleur au gré de ses fantaisies. Tantôt, jaune, tantôt mauve, il supporte le poids des bateaux qui le sillonnent inlassablement. L’œil numérique a le tournis, il perd pied, se noie dans des éclats luminescents de folie électrique.


Il lui faut reprendre son souffle, se reposer. Mais avant de regagner son étui, il s'offre un dernier cliché, le vainqueur sans conteste de l'enseigne la plus photographiée : L'homme qui court.

 Dotonbori, Osaka, Japon

 Avec l'âge, on a tendance à oublier certaines choses : jeunes ou vieux, il faut donc faire travailler sa mémoire. Si je vous dis : les photos et les textes sont de Doudou et de moi, ils sont notre propriété (voir mentions légales en bas de page). A quoi cela vous fait penser ? Bravo, vous avez trouvé. Vous savez donc ce qu'il vous reste à ne pas faire.  Et si vous nous contactiez?

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