Une rue piétonne à Harajuku, Takeshita-Dori

Écrire que Takeshita-Dori est une rue bondée voisine l'euphémisme, la voir par temps de pluie un spectacle ahurissant. Mais y pénétrer s'apparente à une aventure en pleine forêt équatoriale : chaleur humide, pluie discontinue et créatures étranges qui apparaissent soudain de derrière des arbres-parapluies.

Takeshita-Dori sous la pluie, Harajuku, Japon, photo non libre de droits
Takeshita-Dori sous la pluie, Harajuku, Japon, photo non libre de droits

Muni de son précieux boîtier, Doudou campe devant l'entrée de Takeshita-Dori. Hmm, un coin de voile se soulève dans ma mémoire, comme une impression de déjà vu.  Même endroit, même météo, pas le même appareil photo. Me voilà replongée dans notre premier séjour à Tokyo !

Foule de parapluies dans Takeshita-Dori, Harajuku, Tokyo, photo non libre de droits
Foule de parapluies dans Takeshita-Dori, Harajuku, Tokyo, photo non libre de droits

L'immense concentration humaine arpente toujours les 400 mètres de Takeshita-Dori. A la recherche de la sacro-sainte pièce vestimentaire qui fera la tendance de demain, les victimes de la mode forment un long serpent dont les écailles de plastique et de tissu s'entrechoquent de manière incessante. Coincée à l'entrée, bousculée de toutes parts, je tente désespérément de protéger Doudou et son appareil photo. Peine perdue. Je renonce à me protéger, ferme l'un des parapluies et me fait stoïquement tremper. Soudain, une étrange apparition surgit devant l'objectif.

Apparition japonaise, Takeshita-Dori, Tokyo, photo non libre de droits
Apparition japonaise, Takeshita-Dori, Tokyo, photo non libre de droits

Bravant la pluie, une japonaise laisse libre court à son excentricité. Frisant largement la quarantaine, elle sera la seule vision extravagante de notre journée. Nulle trace de cosplays ni de coiffures masculines farfelues sous cette pluie, je suis déçue. Il y a comme une occidentalisation montante au Pays du Soleil Levant. Il nous faut jouer des coudes pour pénétrer cette densité humaine, arpenter les 800 m aller/retour et s'extirper tant bien que mal sans avoir un œil crevé par des touristes avides de boutiques de souvenirs chers et de qualité moindre. Nous bifurquons vers Omotesando, les "Champs Élysées" tokyoites.

Kaléidoscope japonais, Omotesando, Tokyo, photo non libre de droits
Kaléidoscope japonais, Omotesando, Tokyo, photo non libre de droits

Pour me consoler, je décide de faire chauffer ma carte bleue, enfin celle de Doudou ! American Eagles solde à des prix défiant toute concurrence sur le rayon...Hommes ! Doudou s'empresse de faire provision de jeans et tee shirts. Quant à moi, je me contente de lécher les vitrines des marques de luxe. Omotesando n'est pas pour les petits porte-monnaies ! Je ne vais pas jouer les malheureuses, il m'a déjà offert des vêtements d'une grande enseigne espagnole dans Shinjuku. Mais, bon, j'aurais crâner un peu ! Eh, Doudou, regarde, Christophe Michalak va ouvrir une pâtisserie sur Omotesando. Ah zut, nous aurons quitté Tokyo le jour de l'ouverture. Le grand pâtissier  a cédé à la franponisation, regarde les noms des gâteaux : Mon Keur avec un k, Klakette...Doudou, tu peux prendre une photo sans passants ? Histoire de mieux voir le panneau central de l'affiche !


Avec l'âge, on a tendance à oublier certaines choses : jeunes ou vieux, il faut donc faire travailler sa mémoire. Si je vous dis : les photos et les textes sont de Doudou et de moi, ils sont notre propriété (voir mentions légales en bas de page). A quoi cela vous fait penser ? Bravo, vous avez trouvé. Vous savez donc ce qu'il vous reste à ne pas faire.  Et si vous nous contactiez?

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