Uluru-Kata Tjuta National Park

Le cœur palpitant du Red Centre

Encore 4 heures de route soit 321 km et nous serons enfin arrivés à l'un des points culminants de notre 2ème périple australien : Uluru-Kata Tjuta National Park. Également appelé autrefois Parc national d'Uluru (Ayers Rock-Monts Olga), il est classé parc national ainsi que réserve biosphère par l'UNESCO. Le parc a une superficie de 1326 km2 et Uluru peut se targuer d'être le deuxième plus grand monolithe au monde, après le Mont Augustus. La perspective de cette rencontre m'excite comme une puce qui voyage en chien pour la première fois de sa vie. Allez, on y va dis-je à un Doudou toujours stoïque face à mes pics d'euphorie. L'aventure nous attend !

La route est longue dans l'impatience  mais il y a des lieux dans ce monde qui méritent plus que d'autres de dévorer des km d'asphalte sous un soleil de plomb. Et soudain, au détour d'un détour, apparaît un monstrueux vaisseau de grès rouge qui surplombe de ses 348 mètres de haut un tapis verdoyant. Irréel, comme nimbé d'une aura fantasmagorique, il a surgi de nulle part, pour mieux nous captiver.

L'émotion nous étreint, le symbole de l' Australie, la vraie , l'unique, l'authentique, se dresse devant nous. Il s'est échappé des livres, a oublié au fond des boîtes poussiéreuses de puzzles la pâle copie de sa majesté. L'opéra de Sydney peut bien se noyer dans l'océan : le roi , c'est LUI !

Après ce moment d'intense frisson, il nous faut gagner Yulara, le seul village du coin où il est possible de dormir. Touristique à mort mais pratique pour explorer le parc pendant plusieurs jours et prendre le temps de découvrir Uluru, les Kata Tjuta à la fraîche et au coucher du soleil. "On dort où" ? demande Doudou les yeux rivés sur les panneaux indicateurs. Prends la direction Outback Pioneer Hôtel & Lodges. Il y a un restaurant barbecue et, cadeau, une piscine. Avec cette chaleur, hmmm ! Le check in est parfait, nous avons un ravissant petit bungalow. Doudou, on va piquer une tête, histoire de se rafraîchir ? Ni une ni deux, il saute dans son maillot de bain, moi aussi. Non , je ne saute pas dans le sien, je mets le mien après avoir hésité entre le bleu lagon et le rose saumon : faut toujours être élégante en toute circonstance. Brrr, l'eau est glaciale et la chaleur difficile à supporter au bord du bassin. Une petite sieste semble de mise, nous referons un essai demain.