Retour à Windhoek

Voilà, c'est fini

Nan, je veux pas me lever, je veux pas partir ! Doudou la pratique me rappelle que nous avons une heure déterminée pour ramener le 4X4. M'en fous, je veux pas rentrer en France. Doudou hausse les épaules, il a l'habitude. A chaque fin de voyage, c'est pareil. Y en a qui aiment bien partir mais qui aiment bien rentrer. Moi pas. Mon petit cœur saigne à chaque fois. Résignée, je descends pour la dernière fois l'échelle. Nous remballons tout, réalisons pour la dernière fois le rituel de "je replie la tente et je me mets de la poussière partout puis je prends ma douche". Le petit déjeuner se prendra au restaurant, face au Kalahari. Un passage à la boutique de souvenirs où je me fais offrir 2 sacs à main : normal, je suis triste alors faut de quoi me consoler ! et puis, en l'absence de diamants...

La route B1 conduit, malgré lui, notre fauve au guesthouse de Windkoek. Nous prenons possession de la chambre, téléphonons à Jothea, la jolie blonde qui nous a confié son animal, nous serons d'ici 1 heure au bureau de DRIVE NAMIBIA. Toujours aussi belle, elle nous attend avec un large sourire, heureuse de nous voir en bonne santé. Son accueil nous réchauffe l'âme, elle nous observe un instant. Elle s'aperçoit vite que nous avons changé. Notre peau est bronzée et desséchée par le le soleil, la chaleur et le vent du désert, mes cheveux châtains ont pris une couleur indéfinissable. Mais elle ne s'attarde pas sur notre aspect physique. Fine et aiguisée par la vie dans son pays de cœur, elle sait bien qu'intérieurement nous ne sommes plus les mêmes.

Féline namibienne, Namibie, photo non libre de droit
Féline namibienne, Namibie, photo non libre de droit

Attentive, elle nous écoute raconter notre incroyable odyssée dans ces immenses étendues de sable, de déserts. Fine comme une femelle guépard, elle perçoit notre émotion, ressent les palpitations de notre cœur à l'évocation d'émouvantes scènes de vie. Devant nos yeux embués, défile le film d'un mois de joie, d'ivresse et de plaisir, entre solitude et foule.

Notre fauve a fini son check up, nous en avons pris soin. Nous lui envoyons un "au revoir" muet, le remercions secrètement de nous avoir emmener dans les confins de la Namibie. Jothea nous dépose à notre guesthouse, nous serre sur son cœur, émue, nous avons su si bien aimer son pays.

Un fauve en Namibie, photo non libre de droits
Un fauve en Namibie, photo non libre de droits

La guesthouse est tenue par une française, tous les clients sont français. Demain, nous prenons l'avion pour la France.

 

VOILA , C'EST FINI