le désert du Kalahari

L'ultime étape

Le désert du Kalahari ! Le seul fait de prononcer ce nom me met en émoi. Quelle chance d'être parti 4 semaines, hein Doudou ? Sinon, nous aurions du le zapper. Bon, faut replier bagages, reprendre la route en sens inverse. Mais cette fois ci pas question de se planter. Arrivés à la fameuse fourche, nous prenons la bonne bifurcation et atteignons la route B1. Barbante, rasoir, longue comme un jour sans pain. Un petit 20 km de pistounette pour arriver à notre dernier camping, dans un superbe complexe. Notre emplacement est un peu éloigné du resto et de la piscine, impossible de monter une dernière fois la tente en plein jour car il faut prendre le 4X4 pour s'y rendre. Ce soir, ça sera dans la nuit noire, après un bon repas arrosé d'un excellent vin sud africain. Une première !

Doudou, j'ai faim ! ben, comme d'hab ma chérie d'amour. Viens,on va manger un petit en-cas. Auparavant, il réserve un safari dans le Kalahari en fin de journée. Le restaurant est magnifique, les sièges confortables et nous avons vu sur le Kalahari. Le petit en-cas se révèle être une savoureuse assiette de légumes et de poulet. Je n'arrive pas à la terminer tant elle est copieuse. Je commence à avoir du vague à l'âme. J'ai horreur des fins de voyages, ça me donne le cafard. Nous piquons une tête dans la piscine puis nous nous séchons. Il est l'heure du safari.

Zèbres aux aguets, désert du Kalahari, photo non libre de droit
Zèbres aux aguets, désert du Kalahari, photo non libre de droit

Le Kalahari vous empoigne dès que le regard se pose sur lui. Il déploie ses charmes et chante à l'oreille, telle une sirène du Désert. Car, ici, point d'eau. Son alliée la pluie, l'abreuve et le nourrit. De ses entrailles jaillit alors la manne verte,  l'ultime pitance de tous les hôtes qu'il abrite.

Traces de vie, désert du Kalahari, photo non libre de droits
Traces de vie, désert du Kalahari, photo non libre de droits

Notre guide est marrant, il ponctue toutes ses explications de notes d'humour que je comprends. Pas facile de tout saisir quand on a un niveau d'anglais aussi élevé que le niveau d'eau du Pan d'Etosha en saison sèche ! Mais j'ai une arme imparable : le Doudou traducteur. Constitué de deux éléments principaux, mi-normand mi-norvégien, il est né en France et a vécu une partie de sa jeunesse en Norvège ou l'anglais est pratiqué couramment. Du coup, ça dépanne. Mais pas obligé de l'avoir avec soi tout le temps. J'arrive quand même à me débrouiller sans lui !

Veilleur de nuit, désert du Kalahari, photo non libre de droits
Veilleur de nuit, désert du Kalahari, photo non libre de droits
Désert du Kalahari, Namibie, photo non libre de droits
Désert du Kalahari, Namibie, photo non libre de droits
Nids HLM, désert du Kalahari, photo non libre de droits
Nids HLM, désert du Kalahari, photo non libre de droits

En fin de safari, notre guide nous improvise un "Kalahari bar" : dans un endroit connu de tous les guides, il y a une table abandonnée que le guide dresse et garnit de boissons diverses et variées et de petits amuse-bouches : alcools, jus de fruits, viande séchée etc. Il s'agit de fêter un magnifique coucher de soleil qui termine en beauté notre escapade dans le désert du Kalahari.

Soleil couchant dans le Kalahari, Namibie, photo non libre de droits
Soleil couchant dans le Kalahari, Namibie, photo non libre de droits

Notre dernier coucher de soleil en Namibie. Sublime, majestueux, il rend pourtant hommage à cette terre sauvage, aride et dépose à ses pieds son étendard de couleurs.

La mélancolie nous envahit. Nous retournons au complexe et gagnons notre table au restaurant, dehors, face au Kalahari éclairé par la main de l'homme. Bon, faut se secouer là. C'est la fin d'un merveilleux voyage, alors profitons en jusqu'à la dernière goutte. Un bon Syrah pour accompagner notre repas ? Bien sûr, choisis le bien me dit mon chéri. C'est toujours moi qui choisis le vin lol, alors il sera bon. Sus au buffet, on va pas se laisser abattre.

Retour à notre emplacement de camping dans le noir et montage de tente à la lueur de la lampe frontale. Elle va me manquer cette petite, ptêt bien que je m'en servirai le soir à la maison... pour pas perdre la main ! Croyez moi, on s'en est sorti comme des chefs, malgré la nuit noire et le vin.

Notre dernière nuit sur le toit du fauve, notre dernière nuit sous la voûte céleste. Aucune étoile ne manque, elles se sont parées de leurs plus beaux diamants pour nous offrir une ultime représentation. Elles gravent dans notre mémoire, à coup d'éclat lumineux, les pétroglyphes de ce voyage hors du temps, dessinent à l'envi ces moments rares et précieux, coulent dans le moule de nos émotions des silhouettes voilées de chaleur et de poussière rouge et grise.