Dans le mystère de Ponto-Chô

Doudou, j'ai fini de tout entasser dans les valises, on se fait un petit bar dans le quartier de Ponto-Chô ? De toute façon, faut faire une paire de photos ? Allez, GO !

Ponto-chô, une rue, une atmosphère

Tu veux vraiment manger dans le quartier de Ponto-Chô Doudou ? Moi je veux bien mais c'est cher. Plutôt un cocktail, ça ne plombera pas ton budget. Et c'est avec un mari tout souriant que nous partons bras dessus bras dessous. Au passage, Doudou ne peut s'empêcher de saisir une image rigolote : VELOCE, vélo. Oui, je sais veloce veut dire rapide en italien, et donc ?

Un café à Kyoto, Japon, photo non libre de droits
Un café à Kyoto, Japon, photo non libre de droits

Le quartier de Pont-Chô est constitué d'une rue principale et de ruelles où se cachent des maisons de thé et des restaurants japonais traditionnels. S'y incrustent maintenant des bars à tapas et autres denrées occidentales. Mais à la nuit tombée, son charme ancestral se révèle à la lumière des lanternes.

Restaurant japonais, Ponto-Chô, Kyoto, photo non libre de droits
Restaurant japonais, Ponto-Chô, Kyoto, photo non libre de droits

Certains établissements affichent clairement leur état sous une cascade lumineuse de lanternes de papier.

Ombrelles japonaises, Japon, photo non libre de droits
Ombrelles japonaises, Japon, photo non libre de droits

D'autres se font plus discrets et se cachent derrière des rideaux qui volètent dans la brise nocturne. L'élégante calligraphie japonaise reste un mystère pour le passant étranger. Faut-il pénétrer ici ou là, pour découvrir une élégante Geiko qui dévoile ses talents ?

Calligraphie japonaise, Kyoto, photo non libre de droits
Calligraphie japonaise, Kyoto, photo non libre de droits

De sombres et étroites venelles révèlent d'étranges endroits. Ponto-chô est devenu un quartier de fêtards pour touristes en mal de soirées "dépaysantes". Malgré tout, le charme opère.

Derrière les façades de bois des maisons traditionnelles et les ravalements modernes se dissimulent encore des ochaya ou maisons de thé. Les Geisha y pratiquent toujours les arts traditionnels japonais. Autrefois réservée aux riches et importants clients, leur présence est maintenant accordée aux touristes prêts à débourser une coquette somme.

Ruelle sombre à Kyoto, Japon, photo non libre de droits
Ruelle sombre à Kyoto, Japon, photo non libre de droits

Certaines percées de Ponto-Chô donnent vue sur des plans modernes de Kyoto. Un musicien s'y est installé et chante du John Lenon, curieux anachronisme dans un décor traditionnel.

Parmi les maisons de thé savamment dissimulées, fleurissent des cafés et pub à l'ambiance "Jazz". Je repère une enseigne sympathique sous laquelle un va et vient annonce une vie nocturne. Nous entrons. Un bar sympa mais enfumé, des japonais hilares au comptoir et une deuxième salle au fond dans laquelle on nous interdit de pénétrer. Pourtant,il y a de la place et des occidentaux. Tant pis, nous prenons place au bar à côté des japonais qui lient conversation en nous entendant parler français. Pas de musiciens ce soir mais une une excellente programmation en fond musical.

2 excellents cocktails plus tard, nous retournons dans le mystère de la rue. De furtives silhouettes féminines se profilent dans la pénombre. Peut-être des Geiko partant s'apprêter pour illuminer de leur talent et de leur présence un dîner dans une des maisons de bois de Ponto-Chô.

Ponto-Chô, Kyoto, photo non libre de droits
Ponto-Chô, Kyoto, photo non libre de droits