Ah, la cuisine française au Japon!

Ou quand je craque pour un steak frites !

Doudou, j'ai faim ! J'en peux plus des pâtes, des pizzas et de la cuisine japonaise . Veux plus de riz, ni d'algues, encore moins de sushis. J'aime pas les sushis. JE VEUX DU CAMEMBERT, DES FRITES AVEC UN GROS STEAK  ! Regarde Doudou, un restaurant français, entrons, j'ai l'estomac dans les talons.

Un restaurant français, Kyoto, Japon, photo non libre de droits
Un restaurant français, Kyoto, Japon, photo non libre de droits

"Aux Bacchanales", c'est un nom bien français, ça. Les japonais aiment la langue française et attribuent à leurs commerces des noms plus au moins surprenants : "Pochette", "Melon de Melon", "Girafe", "Le café de Crié", "Brule de Kyoto" "Pin de Bleu"...Ça s'appelle du franponais. C'est Kawaii non ? Mais celui là, il sent bon la France et la cuisine à s'en faire éclater la panse !  Soyons gaulois et partons ripailler !

Nous voici transportés dans une brasserie parisienne. Tout y est : banquettes en moleskine rouge, champagne et affiches en français. Il ne manque plus que le serveur en gilet noir et tablier blanc. Et un méga steak frites ! Un charmant serveur japonais parlant un français presque sans faute nous accueille chaleureusement. Il arbore la tenue vestimentaire du serveur parisien et semble ravi de rencontrer Les franchouillards que nous sommes. Il nous raconte qu'il a vécu en France, qu'il a fait ses classes à Nantes et que le cuistot a appris la cuisine à Besançon.

Notre nouvel ami prend un plaisir évident à parler français. Le plaisir est partagé. Le menu est typiquement français et , oh Joie, il y a des steaks frites ! Les steaks sont grands pour des estomacs japonais, nous précise notre nouvel ami. Pas pour nous et nous dévorons notre assiette, accompagnée d'un bon petit vin français.  Aaah, j'exulte, je suis repue, je baigne dans une félicité extrême. Et toi, Doudou ? Doudou tapote béatement son petit ventre rond, il est aux anges.

Un autre serveur passe nous saluer. Bourré d'humour à la japonaise et tout aussi sympathique que son collègue ! Il ébauche quelques phrases en français que nous ne comprenons pas, nous rions tous les trois à gorge déployée, légèrement euphorisés par le Bordeaux. Un petit dessert peut être ? Un peu, mon neveu. Des gâteaux faits maison, d'une fraîcheur et d'une légèreté telles qu'un seul ne suffit pas. On ripaille ou on ne ripaille pas, n'est ce pas ?

Notre ami serveur s'enquiert de notre sentiment sur le repas et nous nous répandons en compliments :  une viande tendre et fondante, cuite à la perfection, des frites fraîches et non grasses, des pâtisseries aériennes comme des nuages... "Ah, et bien je vais  vous présenter notre cuisinier". Le chef semble ravi de nos compliments et nous remercie avec force saluts. L'équipe entière se joint à lui. Doudou, une photo, une photo !

Moment d'amitié, Kyoto, photo non libre de droits
Moment d'amitié, Kyoto, photo non libre de droits

Nous immortalisons cet instant d'amitié franco-japonaise. Un de ces moments rares et précieux où les rencontres nourrissent les corps et les cœurs, où le rouge des joues provient de l'émotion et non de la vigne, où les rires fusent comme autant d'éclairs aux mille parfums de bonheur.

MERCI A TOI, NOTRE AMI JAPONAIS

MERCI A VOUS, TOUTE L’ÉQUIPE DU RESTAURANT "AUX BACCHANALES"

POUR CE MERVEILLEUX MOMENT D’AMITIÉ