L'Umeda Sky Building

Premier petit déjeuner japonais

Presque 10 heures de sommeil ! Faut qu'on se bouge, nous ne sommes pas au Japon pour dormir. Une petite faim, Doudou ? Ah non, une grosse ? Ben voyons voir ce qui se passe au  "breakfast buffet". "Au payx de Candix, comme dans tous les payx" chantonne mon mari. Ça ne vous rappelle rien ? La chanson de Skyppix en Australie. Candix fait aussix partie du répertoire de mon cher et tendre. Mais c'est également un signe de bonne humeur, alors je ne vais pas le contrarier, je le laisse chanter. Et comme bonne humeur rime chez lui avec bon appétit, il se rue sur les boulettes, les nouilles froides sur un lit de glaçons, le chou et les carottes crus, le tout arrosé de café. Mmm, nouilles froides difficile à concevoir pour une descendante de rital. Lors de notre premier voyage au Japon, nous en avions mangé et j'avais survécu, donc...Je récidive.  Accompagnées de boulettes de viande et de thé vert, ça passe tout seul, je me régale. Les nouilles ou "Soba", de leur nom japonais, sont élaborées à base de farine de sarrasin et d'eau. Digestes et diététiques à souhait ! Et c'est tout guillerets que nous partons pour ...5 km de marche, direction l'Umeda Sky Building, dans le quartier de Shin Umeda.

Du bruit, du béton, mais pas que...

Pourquoi 10 km de marche, vous dites vous ? Ils ne peuvent pas prendre le métro les petits seniors ? Non non et non. Tout le monde nous dit de prendre les transports en commun à chaque fois que nous visitons une ville et plus particulièrement le métro. Je ne suis pas une taupe (bien que myope) et je préfère l'air pur. Quant à Doudou (dont la vue baisse avec l'âge), il s'adonne allègrement à sa passion : la photo. En voici quelques unes.

Au sein de la 3ème plus grande ville du Japon qu'est Osaka, des constructions de béton et de verre semblent vouloir effacer toute trace humaine et régner en maîtresse.

Mais au coin de la rue, là-bas, il y a une petite échoppe entrée en résistance, encouragée par un cycliste qui combat les engins pollueurs à 4 roues. Dans ce fracas assourdissant, se pose un éclat de silence et de sérénité.

Umeda Sky Building, 173 de haut pour 2 sœurs

Nous cheminons lentement, sous une chaleur à momifier un couple de seniors. Mais nous sommes trop heureux de nous promener à nouveau dans le monde. Nous arrêtons parfois des japonais, histoire de vérifier si nous sommes sur le bon chemin. Nous en tirons surtout le réel plaisir d'entrer en contact avec des gens charmants, prêts à vous rendre service à tout prix, fiers de prononcer quelques mots en français. Après 5 km de marche, c'est ruisselants de sueur que nous apercevons ce building emblématique d'Osaka, l'Umeda Sky Building.

Umeda Sky Building, Osaka, photo non libre de droits
Umeda Sky Building, Osaka, photo non libre de droits
Building de verre et d'acier, Umeda Sky Building, Japon, photo non libre de droits
Building de verre et d'acier, Umeda Sky Building, Japon, photo non libre de droits

2 tours jumelles de 173 m de haut s'étirent vers le ciel d'Osaka. Le "Flotting Garden Obervatory" les enchaîne l'une à l'autre. Il les affuble d'un escalator suspendu dans le vide , leur prête ses multiples yeux ouverts sur la ville.

Il les gratifie de miroirs réfléchissant les nuages, les humains de passage assez fous pour emprunter la rampe fantasmagorique qui les conduira à leur sommet.

Vous vous êtes certainement demandés quelle tête nous avions? Observez attentivement, l'une des photos, vous nous apercevrez peut être. Dans le quartier, pour un peu plus de 17 euros à deux (je dis bien à deux), nous dégustons une assiette d'antipasti et un succulent plat de pâtes accompagné d'un verre de jus d'orange. Oui, je sais, ça ne s'accorde pas mais si Mamie Patty et Doudou boivent du vin avec cette chaleur, c'est pas en breton qu'ils vont chanter la Marseillaise. Alors, restons sérieux. De nouveau 5 km de marche et nous nous mettons "au japonais absent" (fallait que je la fasse celle là, c'était trop tentant !) pour une sieste de 2 heures. Avec l'âge, le "Jet Lag" est de plus en plus dur à encaisser. Inutile de rire, c'est une réalité  qui vous touche certainement, avouez le !